Je me perd dans la contemplation du ciel. Allongé sur le toit de cet immeuble, je ne peux m'empêcher de sourire. Mes mains croisés sous ma tête son aussi dure que la pierre et plus froide encore que le sol de béton. J'observe la nuit. Les nuages de pollution qui parsème ce ciel citadin et qui recouvre les étoiles d'un voile de doute.
Je ne suis ni heureux ni triste. Je profite simplement de ce moment de paix entre le réveil et le repas. Le soleil se sent encore dans l'air et cet atmosphère pourrait presque réchauffer ma peau. Presque...
Les rumeurs de la ville m'attire. J'entend les voitures qui passe et repasse sans fin. Les passants sont encore nombreux. J'écoute leur voix si peu mélodieuse à côté du vent qui souffle les derniers reste de l'hiver à leur pied. Le monde sent l'arrivé du printemps. J'aime se retour implacable des saisons. Hiver, Automne. Printemps, Eté. La nature reprend sa place entre les grands murs de béton et de fer que les hommes ont dressé pour leur protection.
J'aime ces grandes villes. J'aime cet époque en constante évolution. Ce monde-si à passer la vitesse supérieur et alors que je suis née dans un monde lent et réfléchie, voilà qu'est apparu une société si effréné et irréfléchie. Elle prône la raison et la conscience alors que la plupart de ces actes sont régit par ces désirs les plus basiques. C'est une société au contradiction si poussé qu'elle est certainement la plus intéressante que je traverse. Son avenir semble si incertain. Tout comme son présent. Cette incertitude est teinté d'une liberté qui me plais plus que tout. Libre. Être libre. Voilà la chose la plus importante dans la tête de ses gens. Et cette mentalité à déteint sur moi.
Je ne veux pensée à l'avenir. Alors je vis dans ce monde au jour le jour, profitant de ses décadences autant qu'un être nocturne comme moi le peux.
Le ciel semble me chanter une douce chanson. La paix qui est la mienne se peint peu à peu de la faim qui commence à me tirailler. Je sais que je dois chasser. Je sais que je ne pourrais bientôt plus attendre. Pourtant je me sens si bien allongé sur ce toit. Le temps semble s'être arrêter dans ce genre de moment. Et mon sourire est non fin. Je respire de grande bouffer d'air pas automatisme et m'enivre des odeurs humaines qui me parviennent des trottoirs encore surpeuplé à cette heure.
Pour un regard externe je suis un fou allongé sur le toit d'une tour de trente étage. Ma chevelure éden me tombe sur les yeux. Leur couleur pourpre l'étonnerait surement. Tout comme ma peau d'albâtre sans imperfection qui doit plus me rapprocher d'une statue antique que d'un être humain de chair et d'os. Je serais pour lui une apparition n'ayant certainement pas d'existence tangible. Pour lui je ne pourrais exister.
Mais voilà. Je suis là. Une sorte de pique d'illogisme dans ce monde qui doit être pour lui complètement explicable. Alors, puisque je ne peux être là, ce regard externe détournerais vite son regard de ma présence. Et il m'oublierait tout aussi vite. Les humains sont ainsi.
Le moment est venu. La fracture créer par ma faim se fissure. Je ne peux plus attendre.
Je me lève donc avec prestance. Si vite qu'un homme aurait cru que je n'ais pas fait un seul mouvement et que je me suis retrouver debout comme si je venais de me téléporter. Cette vitesse ne me donne aucun effort. Elle est même naturel pour moi. Me déplacer aux rythmes des mortels me demande plus de concentration. Ne jamais aller trop vite, garder quelque seconde d'inactivité avant de réagir. Se caller à votre vitesse est parfois éreintant. Alors quand nous le pouvons, quand nous sommes sûres qu'aucun d'entre vous ne puisse nous surprendre, mon espèce aime laisser là ses mascarades et reprendre ces habitudes naturels. C'est comme si on vous libérait d'un étau. Pas le genre de lien qui offre des douleurs insurmontables mais plutôt quelque chose d'embêtant dont vous vous accommoderiez avec le temps.
Je marche. C'est comme si je volais. Mon pied ne fait qu'effleurer le sol alors que déjà je passe au mouvement suivant. Il me faut moins d'une milli seconde pour atteindre le rebords de l'immeuble. Je n'ais qu'un pas à faire et je n'ais plus que du vide sous mes pieds. Les bras en croix je me penche au dessus du vide et m'exalte avec une nouvelle bouffé d'air. Ces ombres si bas à mes pieds, j'entend leur pouls, j'entend le sang sourde dans leur veine. Ils sont si frêle, si fragile. Si éphémère.
Je me penche un peu plus et un autre que moi serait tomber, attirer par la gravité. Mais je défit toute les lois de ce monde et mon corps de pierre ne peut chuter si je le lui ordonne.
L'air remplie mes poumons morts, l'odeur s'engouffre dans mes narines, j'ais presque l'impression que mon c½ur bat la mesure dans ma poitrine. J'étend plus mes bras. Avance d'un millimètre encore mon visage de granit. Les muscles de mes jambes lâche prise à mon ordonnance. Je tombe. Comme une croix humaine sur la tête de ces mortels ignorant.
Je chute.
Je virevolte dans les aires. Le vent siffle à mes oreilles et ploie devant la force de mon corps. Je compte trois seconde et 10 millième. Je touche le sol. Mes pieds sont encré dans le béton et la pression de ma chute y a laisser une légère trace. Elle recouvre celle que j'ai laisser la veille. J'ai ramener les bras le long de mon corps, mes genoux n'ont même pas ployer d'un millimètre. Et aucun des être humains présent dans la rue n'a vu mon prodigue. Aveugle jusqu'aux bout...
Je ne m'en préoccupe pas plus. J'ai bien d'autre chose à penser. Je me fond dans la masse des hommes. Ils ont le sourire au lèvres. Les femmes sont habillées élégamment, impeccablement coiffées et maquillées. Les hommes sur leur trente et uns. C'est un soir d'été et la capitale française scintille. La fête va se prolonger jusque tard dans la nuit. J'aime Paris pour cela. Cette ville ne dort jamais. Et pour un insomniaque comme moi...
Je ne peut m'empêcher de sourire à l'idée de voir mon état comme une insomnie. Ce serait alors une insomnie éternel. Car un être comme moi ne dors pas vraiment. Même la journée. C'est plus un état de semi conscience. En fait, nous ne dormons pas. Notre corps se fige oui. Comme des statues de marbre. Mais notre esprit lui, fonctionne très bien. Trop bien. Une goutte de sang pour épaissir encore notre malédiction
Pour en revenir à Paris, (sujet qui, sommes toute, tire moins dans une mélancolie des plus pathétique), je dirais que j'ai adopter cette ville comme ma nouvelle maison. J'ai visité le monde, vous ais-je déjà dit. Mais mes longues escapade mon toujours ramener là. Le c½ur de mon pays. La où on vécu les derniers rois. Ou la noblesse est morte car trop végétative. La vertu avec un grand V est morte là. Aussi. Et je ne vois ça que comme le juste retour de flamme d'un monde que cette vertu ne pouvait plus porter. Tout cela pour vous dire que Paris est le c½ur de mon être. Elle est tout autant mon passé, les rois et les nobles, que ce présent épris de liberté. Quelle étrangeté que la tour Eiffel... La savoir la au dessus de ma tête me rassure. La tour de Babel à pris une nouvelle forme mes amis...
Je parcours les rue de Paris. Je marche vite. Une vitesse tout juste supérieur à la moyenne humaine. Je zigzague entre les promeneurs nocturne et autre fêtard et touriste. Ils ne me remarquent pas. Pour la simple raison que je ne veux PAS qu'ils me voient. Ma volonté est plus forte que la leur...
Très vite mes pas me mènent sur le bord de la seine. Le pont neuf est non loin de moi. Il n'a de neuf que le nom ce pont... C'est toujours ce que je me dit quand je le vois. Mais je passe devant sans le traverser.
Mes sens sont soudain en alerte. Une odeur doucereuse m'a attiré. Elle à un gout sucré sur ma langue. La soif me rend presque ivre. Une partie de moi s'étonne de me voir si fébrile. Je contrôle habituellement mieux ma soif. Je sais pourquoi j'ai tant de mal à garder mes esprits. La nuit anniversaire approche. Plus que deux jours et une nuit. Plus que deux jours et une nuit et je pourrais ajouter une année de plus à ma longue existence. Cette nuit la ne sera pas comme les autres je le sais. Cette nuit la je n'aurais plus aucun contrôle. Plus aucun sens communs. Juste la soif. Et la douleur. Car toute transformation ce fait dans la douleur. Une douleur qui se retransmet à travers les âges par ces nuits anniversaire. Et une goutte de sang en plus...
Mais je ne veux pas penser à cette nuit là. Elle est encore loin. Je pourrais m'en inquiéter plus tard. Pour le moment ne compte qu'une chose: l'odeur. Ce parfum enivrant. J'inspire une grande bouffé d'air. Accélère le mouvement. La faim. La faim. J'ai faim.
Je la vois. Enfin. Elle est assise sur un muret et regarde la Seine perdu dans les pénombres. Les eaux noires et pollué semble être l'exacte représentation de son état d'esprit. Et de la d'où je suis j'entend ses pensées hurler dans tout les sens son désarroi.
Un fin sourire apparait sur mon visage adamantin. Elle est belle. Rousse. Sa chevelure ondule dans les aires comme le ferais les vagues s'écrasant sur la plage. Elle dégage une douce odeur de violette et de jonquille. Elle pleure.
Et moi je souris.
Je m'approche d'elle. Elle ne remarque pas ma présence. Je ne le veux pas encore.
Je m'approche encore. Je suis comme un courant d'air qui détaillerait le moindre de ses traits. Elle à un visage rond. Petite, un peu potelé. Elle me fait pensé à une poupée en porcelaine. Tout son charme réside là. Il y a tout ça... et l'odeur de son sang. Mes mains tremblent. J'ai si faim!
Son sang à l'odeur de ses sentiments. Un chagrin d'amour. Oh comme je la comprend. Oh comme je l'envie.
Me voilà dans son dos. Elle regarde toujours le fleuve. Se demande même si elle devrait si jeter.
Mais non ma petite poupée en porcelaine. Il serait si triste de casser un si beau visage. De gâcher un sang si onctueux...
Encore deux pas et nos corps seront assez proche pour que je la touche. L'odeur florale émanant de ses cheveux me submerge. Par toute les puissances céleste, comme se parfum est doux. Il me met l'eau à la bouche...
Ma main s'approche, je fait un pas. J'attrape une de ses mèches mais mon geste est si subtile qu'elle ne remarque toujours pas ma présence. J'approche mon visage et hume son parfum. Hum... Délicieux.
Un dernier pas. Elle se retourne. Elle me regarde les yeux agrandit par la peur. Sa bouche aux courbe fine et parfaite s'entrouvre dans un O d'étonnement. Mais aucun son ne sort de sa bouche.
Elle ne peut pas. Elle ne veut pas crier. Pourquoi le ferait elle? Car j'ai déjà capturer son âme dans mes yeux. Hypnotisée comme le papillon de nuit par la flamme d'une bougie.
Ma main se pose sur sa joue et sans que je ne lui dise quoi que se soit, elle se leve droite et fière toute prête à s'offrir à mes caprices.
L'esprit humain est si facilement manipulable. Il suffit d'un sourire ou d'un regard et nous pouvons capturer son essence au creux de nos sers acérés.
Attrapant la poupée par la taille, je l'attire vers moi. Son petit c½ur s'emballe dans sa poitrine. La voilà tout émoustillé alors que la seul parti consciente de son esprit n'arrive qu'a assimilé était qu'un dieu la tenait dans ses bras.
Je sourit. Quel gentil compliment... Je ne me suis jamais considéré comme un dieu. Oh certes, je suis bien supérieur aux mortels! Mais un dieu. Certainement pas. Un dieu à de ce fait bien trop de responsabilité à mon gout. Moi qui suit un être de liberté je ne pourrais le supporter.
Mais arrêtons là les préambules. Et reprenons où nous nous en étions arrêter.
Je tiens donc la fille tout près de moi. Plongeant mon visage dans son cou, j'hume une nouvelle fois sa fragrance. Tout mon être subit un tremblement. Unique. Le soif m'emplis entièrement et accapare chaque parcelle de mon cerveaux. Mais je ne me lance pas dans mon festin tout de suite. Je savoure un instant la seconde qui précède le repas. Cette sorte d'exaltation des plus précieuse.
La peau de porcelaine est si fragile qu'elle se déchire avec une facilité presque déconcertante lorsque mes canines d'acier s'enfonce dans le cou de la jeune fille. Elle ne pousse qu'un gémissement. Le genre de gémissement qu'une femme fait aux moments propice lors de l'acte sexuelle. Car morde quelqu'un n'est pas loin de cette union. Pas loin seulement. Car le plaisir ne va réellement que dans un sens. Le plaisir que ressent cette fille n'est qu'une illusion. Le mien est plein, entier. Réel et palpable.
Je m'accroche à elle alors que le flot vermeil emplis ma bouche et vient hydraté mon être déséché. Il est sucré amer et à un légé gout de fer. Ce n'est pas très éloigné du gout qu'à le sang pour un humain, si ce n'est que derrière ses premières sensation il y a toute une myriade de gout qui serait hélas impossible à décrire ici. Le gout du sang est différent pour chaque personne. Il change même au court de sa vie. Car c'est un nectar magique qui s'imprègne des sentiments de son porteur. Les chagrins d'amour, la joie, la souffrance. Tous cela lui donne un gout différent.
J'aime le sang teinté par les peines de c½ur. Il a à la fois l'amertume de la mélancolie et le gout relevé des épices. Il apporte avec lui un flot de souvenir qui le rend onctueux. Plus vivant encore.
Je bois encore quelque lampé. C'est doux et je me perd dans les images qu'il fait se former dans ma tête. Cet pauvre enfant pleure un petit ami disparu. Un fiancé envolé dans les bras d'une autre. La veille du mariage. Il y a dans ses souvenirs les premières nuits d'amour, la perfection des premiers instant quand tout semble possible. Mais aussi l'étiolement des sentiments et l'arrivé du doute. Il y a la ranc½ur et l'amertume. L'incompréhension. Qu'a-t-elle de plus que moi se demande ses images. La peine est ainsi teinté de colère et d'indignation...
Je recule mon visage et lèche les dernières goutte de sang qui perle à son cou. Ainsi et grâce à ma seule salive j'ai permit à ses plais de commencers une cicatrisation rapide. Demain matin en se réveillant son cou sera de nouveau exampte de toute blessure comme si rien n'avait eu lieu. Enfin, j"ai bu juste assez pour me rassasier mais pas trop pour que cela la tue. C'est un juste équilibre et elle restera grâce à cela vivante. J'essais toujours de garder cet équilibre, c'est cela qui je le crois m'empêche de devenir fou. Si je ne lui suis déjà pas un peu...
Elena ne bouge pas. Son regard porté vers les étoiles, elle est malgré tout proche de l'inconscience.
Avec délicatesse je tourne son visage vers moi. Son regard plonge dans le mien.
« - Tu ne te souviendras de rien. »
Ma voix est un murmure. Une brise douce qui submerge son esprit.
« - Tu vas rentré chez toi. Tu vas décidé que tu t'es assez apitoyée sur ton sort. Tu ne pleureras plus à cause de lui. »
Ses yeux papillonne. Elle ne dit rien mais l'ordre est profondément encré dans son esprit. Je la lâche. Elle titube une seconde mais reprend son équilibre. Et comme si je n'étais pas là, se détourne de moi. Je la regarde s'éloigner un sourire au lèvre. L'être humain est si faillible. Si pathétique. C'est peut être pour ça qu'une partie de moi l'aime. Il est certainement de toute les races qui peuplent la planète, le plus intéressant et le plus imprévisible des êtres.
Ma faim est apaiser. Je me sens de nouveau en paix et à mon tour je quitte la rive sombre de la Seine. Que puis-je bien faire maintenant que je suis rassasié? Je n'ais pas envie de faire la fête ce soir. D'attirer d'autre femme dans mes bras. Ce qui me manque ce soir est une présence féminine mais une femme comme moi. Une avec qui je n'aurais avoir aucune retenue.
Mais pour cela il faudrait que j'abandonne ma solitude. Et je ne suis pas prêt à payer ce prix. Je tiens à ma solitude. Je tiens à ma liberté.
Me voilà donc de nouveau sur le toit de la tour. J'ai retrouver ma place et l'on pourrait croire que je n'ais pas bouger. Le ciel lui est tel que je l'ais laissé. Intangible. Insaisissable. Je soupire de contentement. Que demander de plus à l'existence.
Demain j'irais à cette librairie de nuit. J'achèterais quelque ouvrages car je suis à cour de lecture. Les yeux à demi clos je fredonne un air de mon enfance humaine.
Je n'ais rien de plus à dire ce soir. Je reste là et j'attend les dernier instant de la nuit juste avant l'aurore pour pouvoir de nouveau presque sentir le soleil sur ma peau. Ensuite je retournerais chez moi pour vivre mon sommeil éveiller.
J'espère que ma petite poupée en porcelaine se porte bien car si l'occasion se présente de nouveau je me ferais un plaisir de m'abreuver encore à son cou...